Généralités

Qu’est ce que les ponts thermiques ?

Les ponts thermiques sont toutes les ruptures de l’enveloppe isolante d’un bâtiment qui permettent par conduction le contact direct des matériaux entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment.
Dans le cadre de bâtiments isolés par l’intérieur, chaque dalle, chaque mur, chaque balcon constitue une fuite possible des calories intérieures vers l’extérieur. Ce flux thermique est également appelé déperditions thermiques.
Par extension, on parle encore de pont thermique pour la différence de flux entre des matériaux de différente conductivité thermique.
 

Qu’est-ce que l’énergie primaire ?

C’est l’énergie utilisée pondérée par des coefficients suivant l’origine de production de celle-ci, afin de prendre en compte l’ensemble des déperditions et consommation d’énergie nécessaires à la production, à l’extraction, au stockage ainsi qu’à la distribution de cette énergie jusqu’au client final.
Ainsi, le coefficient pour l’énergie électrique est de 2,58, c’est-à-dire que pour 1KWh consommé chez un client, il aura fallu consommer 2,58kWh tout au long de la chaine de production.

Qu'est ce que l'énergie finale?

C’est l’énergie consommée et comptabilisée au niveau de l’utilisateur final.

Elle s’exprime en kWh.

Le concept passif

Qu’est-ce qu’une construction passive ?

C’est une construction qui a été conçue pour utiliser sa forme, son orientation et la dimension de ses ouvertures pour assurer principalement son confort thermique (tant en été qu’en hiver). Ainsi, cette construction participe de manière passive (sans rien faire) au chauffage ou à la protection solaire de ses occupants, contrairement à des organes actifs (chaudière, climatiseur, etc…) qui vont agir sur l’ambiance intérieure.
 

Pourquoi concevoir en passif ?

C’est un enjeu des années à venir : il permet aux occupants ou aux exploitants de ces bâtiments de maîtriser leurs dépenses énergétiques et leur dépendance financière aux fournisseurs d’énergie pour assurer leur confort de vie. De plus, les ressources de notre planète étant limitées, il est nécessaire de les économiser dès aujourd’hui pour préserver le monde de demain pour nos enfants, et réduire de facto la pollution générée par cette surconsommation.

 

Quelles différences avec la construction traditionnelle ?

Isolation renforcée par l’extérieur de l’intégralité de l’enveloppe pour supprimer les ponts thermiques, menuiseries certifiées passives en triple vitrage, ventilation double flux à haut rendement certifiées, étanchéité à l’air renforcée et contrôlée, voici quelques exemples parmi les principaux d’une bonne mise en œuvre d’une construction passive. Le control de la qualité de l’air est mesuré.

La conception

Qu’est-ce que la conception passive ?

C’est d’abord une démarche avec un engagement de performance des acteurs de la construction quant au résultat.
La prise en compte de l’orientation du bâtiment est primordiale (Aspect bio climatique)
Dès les premières esquisses, le bureau d’étude thermique est à même de calculer la consommation du projet en fonction de son occupation, de son orientation. Seuls 2 logiciels sont à même de faire ces simulations à ce jour : le logiciel PHPP ou le futur logiciel OTO.
Avant de construire, il faut réfléchir, anticiper les problématiques de confort d’été ou d’hiver, choisir les matériaux qui seront utilisés avec leur certification, garantes des performantes annoncées.
 
 

Quelles sont les conditions pour concevoir passif ?

Il faut pouvoir bénéficier d’apport solaire maximal. Le choix de l’emplacement est donc primordial, notamment du fait des effets de masques solaires (arbres, constructions voisines, montagne, etc.). Le choix du terrain rentre donc en compte dans la conception du bâtiment. Il faudra s’assurer qu’aucun masque solaire ne vient perturber l’ensoleillement de la construction.
 

Pourquoi la conception passive permet-elle de réduire la consommation énergétique ?

Pour 2 raisons :
-          A la construction, la rigueur de mise en œuvre et la pertinence de l’étude permettentde substituer aux appareils de chauffage traditionnels des équipements performantsposés avec intelligence et précision (Haut niveau d’étanchéité à l’air). Cela évite donc d’investir dans des appareils de chauffage énergivore.
-          A l’exploitation, elle permet de réduire considérablement la consommation énergétique au quotidien en bénéficiant des apports solaires gratuits et en valorisant les apports internes.

 

Un bâtiment passif coûte-t-il plus cher qu’un bâtiment standard ?

Sur la durée de vie d’un bâtiment (Soit plusieurs décennies !) le cout global d’édification et d’exploitation d’un bâtiment passif se décompose de la manière suivante :
75% de l’investissement dans la construction et 25% dans les charges d’entretient et de fonctionnement.
Dans un bâtiment conventionnel, au prix actuel de l’énergie, c’est l’inverse, donc même si un bâtiment passif est 30 à 40% plus cher à la réalisation sur sa durée de vie, l’opération est viable financièrement.

 

Pourquoi faut-il impérativement utiliser des matériaux certifiés passifs ?

L’efficacité de la construction passive, au vu des performances élevées et de la faiblesse des puissances de chauffage installée, est très dépendante des performances de chaque constituant.
Les essais de certification doivent donc être menés de manière indépendante (sinon le fabricant serait juge et partie)le PASSIV’HAUS INSTITUT de DAMSTADT est le seul organisme actuel certifiant les produits utilisables pour obtenir une certification auprès du PHI, en France, la FFCP entreprend les démarches identiques pour certifier des produits français et délivrer ses propres labels sur la même trame que celle du PHI de DAMSTADT.
Aussi, la simple déclaration de performance ne peut être suffisante. Les fabricants doivent s’engager à livrer une marchandise conforme aux PV d’essais et à l’attester sur facture. C’est ainsi la seule manière d’avoir sur chantier du matériel conforme aux études thermiques qui ont conduit à une conception passive.

Le chauffage et les énergies renouvelables

Comment est chauffée une construction passive ?

Une construction passive est chauffée sur l’air. En effet, c’est le compromis économique et technique le plus intéressant dans la mesure où il est nécessaire d’assurer la bonne ventilation de tous les locaux, l’ajout de batteries de chauffage ou de petites PAC sur les conduits aérauliques est possible car faiblement énergivores, simple et peu coûteuse. C’est donc par sa circulation que l’on maintient la température et la qualité de l’air (faible teneur en CO²).
Ses apports sont de 3 ordres :

  • Les apports solaires gratuits, via les baies vitrées ou les panneaux solaires hydrauliques, d’où l’intérêt de soigner l’exposition de la construction.
  • Les apports de récupération : très étanche à l’air, la construction passive contrôle sa qualité de l’air via sa ventilation double flux. Les déperditions dues à l’extraction d’air sont en grandes partie compensées par les apports récupérés grâce à l’échangeur de chaleur qui constitue la ventilation double flux.
  • Les apports internes : l’activité humaine, l’éclairage, le process (ordinateurs, machines à laver, photocopieuse, serveurs informatique, onduleurs d’installation photovoltaïque, circulation d’eau chaude sanitaire, etc.) sont autant d’éléments à prendre en compte dans le calcul des apports, notamment pour maitriser le confort d’été et éviter la surchauffe estivale.

Des systèmes complémentaires plus évolués existent (puits canadien ou provençal, hydraulique ou aéraulique, utilisés pour le dégivrage de la ventilation double flux), ballon thermodynamique pour la production de l’ECS. Cela ne change pas les 3 principes de base du chauffage/climatisation qui est limité à 15KWh/m².an.
 

Comment est produite l’ECS dans une construction passive ?

Deux grands principes sont retenus pour cette solution :

  • Les apports solaires gratuits, via les panneaux solaires hydrauliques,
  • L’installation d’un ballon thermodynamique sur l’air extrait : cela consiste à installer sur les rejets d’air vicié de la VMC double flux une petite PAC air/eau qui va récupérer les calories et grâce à son COP plus ou  moins élevé, va permettre de porter à 50° le ballon d’ECS.

La ventilation

Qu’est-ce qu’une ventilation double flux ?

C’est une ventilation qui est dotée d’un échangeur de chaleur permet de récupérer une grande partie des calories sur l’air extrait et de préchauffer ainsi l’air frais réintroduit dans le volume chauffé.

 

Toutes les VMC doubles flux sont-elles équivalentes ?

Non, utiliser des produits certifiés et contrôlés après la mise en service c’est le gage de la réussite. Les équipements doubles flux doivent répondre à des performances minimales de rendement, l’implantation doit être parfaitement étudiée de sorte que les débits de flux soient optimisés.

 

Pourquoi faut-il isoler les gaines de VMC Double Flux ?

Il est impératif de veiller à la bonne mise en œuvre du calorifugeage des gaines pour garantir un rendement maximal au droit des bouches d’insufflations.

Il est recommandé de bien isoler les gaines d’extraction pour alimenter avec un air aussi chaud que possible l’échangeur et avoir ainsi un rendement maximum.

Il est impératif de fortement isoler les gaines en liaison avec l’extérieur pour éviter à tout prix la formation de condensation à l’intérieur du bâtit.

L'étanchéité à l'air

Qu’est-ce qu’un Blower-test ou un test d’étanchéité à l’air ?

C’est un essai de mise en pression/dépression du bâtit à l’aide d’une machine composée d’un ventilateur et d’un calculateur appelé BLOWER DOOR. Ce test permet de certifié de la performance (ou des carences) de l’étanchéité à l’air de l’enveloppe composant le bâtit.

Les tests se font sous une pression nominale à 50 Pascals et la valeur admissible pour le passif est 0,6 volumes par heure (Pour exemple, les tests d’étanchéité pour une maison BBC sont effectués avec une pression nominale à 4 Pascals).

Les contrôles sont donc beaucoup plus exigeants dans la construction passive avec une attente de résultat très performant.

 

Pourquoi l’étanchéité à l’air est-elle importante dans la construction passive ?

Les fuites d’air parasitant l’enveloppe sont autant de déperditions non contrôlées et donc pénalisantes au bon fonctionnement du bâtiment passif. Les réduire à leur minima permet de garantir la pérennité de l’ouvrage, la qualité de mise en œuvre des matériaux, et surtout la maitrise des flux d’air dans le bâtit par la seule ventilation.

 

Que ce passe-t-il si les tests d’étanchéité à l’air ne sont pas au niveau requis ?

Un test d’étanchéité dont la valeur dépasse les 0,6 volumes par heure déchoit de fait la labellisation passive pour laquelle la construction était prévue. On ne peut pas garantir un bon fonctionnement d’un bâtiment qui ne soit pas étanche à l’air. L’étanchéité à l’air est un des trois piliers des qualificatifs de la construction passive.

 

Suis-je obligé de faire plusieurs tests, surtout si le premier est bon ?

Non si le premier est bon et que les fuites sont minimes cela n’est pas nécessaire sauf si vous détectez une fuite importante réparable de suite lors de ce premier test. Le deuxième test peut être fait dans la foulée. En cas de modifications ultérieures sur la bâtit un test est cependant nécessaire pour conserver la validité de sa certification FFCP !

 

Comment peut-on être certain que notre constructeur va nous proposer une maison passive ?

Votre constructeur à pignon sur rue, il fait partie de la FFCP, il a déjà réalisé une ou plusieurs constructions passives,… Toutes ces indications vous éviteront les doutes mais aussi les marchands de rêves. Si toutes les techniques constructives son envisageables pour obtenir ce type de performance, seuls des gens formés et avertis peuvent vous épauler pour construire en passif 

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